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Il y a quelques mois les éditions de « L’Atelier Contemporain » ont publié un ouvrage consacré au peintre Alexandre Hollan.
Cet ouvrage, préfacé par Jérôme Thélot, recueille les textes écrits par le poète Yves Bonnefoy (1923-2016).

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Il faut dire l’admirable qui traverse ces pages. Quelque chose comme la lumière, des lumières, en surgissent. De la même façon, des tableaux d’Alexandre Hollan ou des mots d’Yves Bonnefoy. Et ainsi, s’ouvre en nous quelque chose qui fait que nous voyons mieux. Ou plutôt le silence des arbres, la vocation des mots, les deux sont pour nous un appel, « un espoir » comme il est dit si clairement dans la préface.

Il est mieux de laisser dire que de reprendre (qui serait, définitivement, mal dire, quelque chose comme trébucher et alors, aller de travers.)
Quelques tableaux d’Alexandre Hollan, quelques paroles d’Yves Bonnefoy.

Avant d’ouvrir (à nouveau) le livre.

 

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 » Dans cette fois des études d’arbres Hollan affronte cet être-là se faisant présence, il peint des surgissements, des rencontres, il parle avec l’olivier ou le chêne, et ceux-ci ne sont plus des hasards de son environnement mais des compagnons de sa vie, laquelle se confond de ce fait avec sa recherche de peintre, au meilleur de son devenir. Le passage de la perception d’infini à l’attestation d’absolu a décidé d’une vie. »

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 » Il y a des feuillages de mots écrits où l’on aperçoit des fruits en paix, dans la rumeur des abeilles. La beauté de l’instant de la foudre est son silence. Le bruit qui vient plus tard n’est que l’approbation de l’espace. »

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 » On sait beaucoup de l’oeil et peu du regard… 

L’art, à son plus haut, est cette transmutation par laquelle la vue, à son plus simple, se fait ce qui rend la vue. »

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« …les confins du visible et de l’invisible sont le lieu même où l’esprit se cherche, au risque de s’égarer. »

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