Quand le ciel brûle…

« …J’aimerais vivre avec vous dans une petite ville, aux éternels crépuscules… »
(Marina Tsvétaïeva « Tentative de jalousie »)

 

 

Quand des feux brûlent dans le ciel et dans ton cœur,

tu passes souriante devant le jardin.

La neige tombe toujours. Le temps, comme de la buée sur les vitres de ta maison, s’assoupit un peu.

Je te reconnais et connais le monde entier au fond de tes yeux. D’entre tes lèvres s’envole un souffle si léger, inaperçu de tous.

Aujourd’hui, à l’aube du printemps et en ce midi sidérant,

la lumière du jour est un éclair entre les battants de la porte à peine entrouverte.

Elle brille dans ton cœur qui tressaille et s’émeut malgré toi.

Tu cours vers les lendemains, sans soucis et avec tant d’ardeur

que tous ceux qui te voient envient quelques parts de ta vie.

Tes rires, tes éclats d’incertitude, quand au crépuscule le ciel rougeoie encore,

me retiennent sur cette terre que tu habites si simplement.

D’une commune joie.

Advertisements