Au matin les arbres dans la brume
Au loin – plus tard – la plaine jusqu’à l’horizon changeant
Dans la lumière apaisée la courbe de la rivière dans ton regard
Et au plus profond de nous l’évidence du monde.

Les larmes étaient séchées depuis bien longtemps
Au fond de ton cœur il n’y avait pas de regret.
Tu crus un jour que le temps s’était enfui
Que rien ne serait comme tu l’avais rêvé autrefois.

Une silhouette cependant demeurait en toi
Fragile mais constante, vivante et heureuse
A chaque instant revenant, à chaque heure rappelant la douceur
Qui l’habite et qui ne te quitte pas.

Dans le ciel, les nuages s’attardent
La fumée qui s’échappe, voluptueuse et charmante
Au-dessus du village, nous entraîne avec elle.
Le passé n’existe pas : ici la vie se répète sans compter.

 

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