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Les fils bleus du temps

t’ont mêlée à mes tempes

toujours je me souviendrai de ta chevelure.

Après l’amertume

tant d’autres pas vides,

loin par-delà l’oubli,

mort de tant de morts

si même vivant,

un éclat de ton œil clair

est monté dans mon regard,

toute l’ardeur de ta beauté

se répand même à voix basse

dans tous les jours de ma voix,

un signe épars dans le miroir transformé

une douceur dans la confusion de mes songes,

une chaleur par les seins froids de ma nuit.

Je meurs de ma vie,

je n’ai pas fini.

Je te porterai encore

mon feu amour.

« Les fils bleus du temps » dans « Parmi les saisons de l’amour », « Il n’y a pas de paradis » par André Frénaud (Poésie, éditions Gallimard)

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